AU LIEU DE CRITIQUER NOS PRÊTRES, PRIONS-NOUS POUR EUX?

 

            Au lieu de critiquer nos prêtres, prions pour eux, pour qu'ils restent fidèles au Christ.  Dieu seul est le juge.

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            Je suis d'accord avec  vous.  Jésus dit: “ Ne jugez pas, afin de n'être pas jugés ” (Mt 7, 1).  D'autant plus que notre jugement s'établit souvent selon les apparences, à la façon humaine (Jn 8, 15).  Saint Jacques nous interpelle: “ Qui es-tu pour juger le prochain? ” (4, 12).  Saint Paul d'ajouter: “ Aussi es-tu sans excuse, qui que tu sois, toi qui juges ” (Rm 2, 1); “ Pourquoi juger ton frère? ...  Finissons-en avec ces jugements les uns sur les autres ” (Rm 14, 10. 13).

             Ces nombreuses citations, choisies parmi d'autres, nous proclament la loi de l'évangile, celle de laisser à Dieu le jugement.  Lui seul sonde les reins et les coeurs; lui seul sait ce qu'il y a dans le coeur de l'homme (Jr 11, 20; 1 Th 2, 4).

             Dieu nous ordonne de ne pas juger afin de ne pas être jugés (Lc 6, 37); évidemment, il s'agit de ne pas juger les intentions de nos frères et soeurs.  Quant aux actions elles-mêmes, nous pouvons les croire bonnes ou mauvaises à la lumière de l'évangile; autrement, nous ne pourrions distinguer entre ce qui est bien et ce qui est mal.

            Ne cédons pas à l'orgueil subtil de nous croire meilleurs que les autres, à la tentation d'agir comme maîtres de la loi et sauveteurs obligés de la doctrine et de la morale.  Surtout de nous établir juges des ministres de Dieu, les prêtres.  Et encore plus des évêques et du pape! 

            Finie la crise d'identité que les prêtres ont connue; il existe maintenant une génération de jeunes prêtres bien ancrés dans leur vocation, affirme la revue Columbia (décembre 1999).  Le célibat sacerdotal est aussi bien respecté que la fidélité conjugale.  Respectons les prêtres.  “ Quand un prêtre entre dans une maison, c'est Jésus qui entre.  Si nous perdons le respect du prêtre, nous perdons le respect de Dieu et de l'Église.  Nous ne devons pas juger les prêtres; nous devons les aimer ” (La voyante Mirjana, de Medjugorje).

            Certains ennemis inconscients de l'Église peuvent se trouver en son sein dans ces pourfendeurs de supposées erreurs doctrinales et de déviations morales.  En voulant éradiquer le mal, ils risquent de détruire la vertu; ils menacent surtout l'unité et la paix de l'Église; ils divisent l'Église et sèment le soupçon.  Laissons plutôt aux responsables mandatés de voir à préserver la foi et les bonnes moeurs.  Les prêtres sont sous la responsabilité de leur évêque, les évêques oeuvrent dans l'Église en union avec le Saint-Père.  Ne devenons pas des super-prêtres ou des super-évêques, encore moins des super-papes.

            Qu'en est-il de situations où, de façon évidente, il y a désobéissance à l'enseignement authentique de l'Église et conduite immorale?  Remettons-nous-en alors aux premiers responsables, ordinairement aux évêques ou aux supérieurs religieux.  Au besoin, ayons recours à eux.  Puis, demeurons en paix.

            Prions beaucoup pour nos pasteurs, les prêtres.  Si le nombre de séminaristes et de prêtres a doublé en Afrique et en Asie, il en est autrement en Europe et en Amérique du Nord.  Les prêtres que je connais m'édifient grandement.  Leur ministère est souvent ingrat, difficile, jugé de toutes parts et souvent sans fruit apparent.  Prions pour nos prêtres bien-aimés qui ont donné leur vie au service du Seigneur et du peuple de Dieu.  En notre monde troublé, ils ont besoin de notre appui, de notre affection, de nos encouragements, de notre collaboration.  Ils en ont plus besoin que de critique, beaucoup plus!



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