NE PUIS-JE LAISSER À MON ENFANT DE DÉCIDER LE BAPTÊME?

 

            Je préfère attendre...  Je laisse à mon enfant de décider plus tard de recevoir ou non le baptême.

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            Les lignes qui suivent montrent pourquoi il est important que votre enfant reçoive sans délai le sacrement du baptême.  Des parents retardent parfois à faire baptiser leurs enfants.  Ils se disent sensibles à la liberté de leurs enfants.  Il arrive qu'ils ne comprennent guère les effets du baptême.

            Mûs par la foi, les grands-parents désirent que leurs petits-enfants reçoivent sans tarder la grâce de la vie divine.  Ils sont profondément peinés quand ce baptême est remis à plus tard.  Ils se croient parfois responsables de ce qui leur semble une grave négligence.  Qu'ils aient la patience de Dieu, dit le cardinal Lustiger.  Qu'ils communiquent avec sérénité aux parents la souffrance et le désir qui les habitent.  Ils ont droit d'espérer qu'un jour et sans  tarder se fera la découverte de la richesse du baptême.  Puis, baptisé, l'enfant sera élevé comme catholique pour que le baptême, cette nouvelle naissance, porte tous ses fruits.  Le jeune non baptisé, n'ayant pas de liens concrets et sacramentels avec l'Église, risque davantage de devenir la proie de sectes.

            Le pape rappelle la croyance de l'Église en la nécessité du baptême et la pratique “ immémoriale ” de baptiser les enfants.  Aussi le Code de droit canonique stipule-t-il: “ Les parents sont tenus par l'obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d'y être dûment préparés.  Si l'enfant se trouve en danger de mort, il sera baptisé sans aucun retard ” (Can. 867).

            Il n'est pas dit dans la Bible que seuls les adultes doivent être baptisés.  Si, pour entrer dans l'Ancienne Alliance, il fallait que les mâles soient circoncis, ce rite de la circoncision était accompli dès le 8e jour après la naissance (Gn 17, 12-14).  Pour entrer dans la Nouvelle Alliance, celle de Jésus, il faut le baptême; rien n'indique qu'il doive différer de la circoncision et qu'il faille exclure les enfants (Col 2, 11-12).  La promesse est aussi pour eux, dit saint Pierre (Ac 2, 39).  Jésus invitait les enfants à s'approcher de lui (Lc 18, 15-17).  Le Nouveau Testament nous parle de familles entières qui furent baptisées (Ac 16, 15. 33; 1 Co 1, 16).

            Le 20 octobre 1980, la Congrégation pour la doctrine de la foi publiait une Instruction sur le baptême des petits enfants.  Cette Instruction, approuvée par le pape, rappelait la pratique de l'Église depuis les temps apostoliques, en Orient et en Occident, celle de baptiser les enfants.  Il suffirait de citer les saints des premiers siècles: saint Irénée, Origène, saint Augustin, saint Hippolyte, saint Cyprien.

            L'enfant, comme tout humain, a besoin du salut que seul Jésus nous apporte.  Dieu l'appelle sans tarder à devenir son enfant.  Les dons et les dynamismes spirituels déposés par le baptême dans l'être profond des tout-petits les aideront et les stimuleront dans l'usage de leur liberté grandissante.

            Le baptême est signe de la foi; il en est aussi la cause, affirmait le concile de Trente.  Priver un enfant du baptême, c'est le priver d'un bien essentiel.  Il dépose dans le coeur de l'enfant des germes de foi et de vie nouvelle (Instruction).

            Baptiser un enfant n'est pas une atteinte à sa liberté, pas plus que lui donner naissance humaine et l'éduquer aux vraies valeurs.

 




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