LE SACREMENT DE PARDON

Faut-il défaire mes calomnies?

Je demeure dans une maison de personnes âgées près de l’Église; il se fait beaucoup de calomnies.

Moi-même il m’est arrivé de transmettre des calomnies au sujet des prêtres, pour montrer qu’ils n’étaient pas des Saints. Faut-il défaire me paroles auprès de ceux à qui j’ai parlé?

Des calomnies ou des médisances... Quoi qu’il en soit, beaucoup de paroles blessent la charité, qu’elles soient fausses ou vraies.

Dans des endroits fermés, où règne une certaine inactivité, il est plus facile de tuer le temps en critiquant les autres, en multipliant les commérages, en échangeant des propos sur tout ce qui bouge, des discours parfois malveillants. Multiplions plutôt les paroles de bonté, les jugements favorables et indulgents.

Que nous dit saint Jacques dans la Bible: "Si quelqu’un ne commet pas d’écart de paroles, c’est un homme parfait..." Il est facile de pécher par la langue, de manquer à la charité dans nos paroles. Saint Jacques affirme que la langue est un feu, un fléau, qu’elle est pleine de venin mortel: "Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu... Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi" (Jc 3, 2. 9-10).

Vous avez calomnié des prêtres. Calomnier, et même médire, c’est voler et avarier la réputation de quelqu’un. Il faut remettre ce que nous avons volé; il faut réparer ce que nous avons détérioré. Essayez de compenser le mal commis en rectifiant ce que vous avez dit ou en signalant des actions constructives. Parlez en bien des prêtres qui, sans cesse, se dévouent pour le peuple de Dieu; ils représentent le Christ, Pasteur de l’Église, malgré leur indignité d’êtres humains.


Retour à l'index de la section
Accueil | Volume I | Volume II