LE SACREMENT DE PARDON

Pourquoi la confession et comment la faire?

Ce sacrement a été institué par le Christ pour offrir au pécheur la plénitude de l’amour de Dieu: "Laissez-vous réconcilier avec Dieu" (2 Co 5, 20). Ce qui importe avant tout chez le pénitent, c’est la contrition, la détestation du péché avec la résolution de ne plus le commettre.

Le sacrement de réconciliation implique la confession, l’aveu de ses fautes comme élément essentiel (Can. 1424). Jean-Paul II déclarait, le 22 mars 1996: "La confession doit être complète, dans le sens où elle doit énoncer ‘omnia peccata mortalia’ (tous les péchés mortels)... Cette nécessité ne se situe pas dans le cadre d’une simple prescription disciplinaire de l’Église, mais elle constitue une exigence de droit divin".

La confession des fautes vénielles est vivement recommandée.

La confession s’accompagne aussi de la satisfaction, de la "pénitence", remède à nos faiblesses et expiation des péchés. Tout cela par la puissance de Jésus Christ, notre Pasteur miséricordieux.

Ce sacrement nous réconcilie avec le Seigneur, avec l’Église aussi que nos fautes affaiblissent.

À l’intérieur de la discipline de l’Église universelle, chaque diocèse, par son évêque, peut légiférer sur certaines modalités qui entourent l’action ligurgique qu’est le sacrement de la réconciliation. Si l’évêque le juge à propos, si les circonstances semblent l’exiger, il peut autoriser les cérémonies pénitentielles avec confession générale et absolution collective.

"La nécessité grave peut exister aussi lorsque, compte tenu du nombre des pénitents, il n’y a pas assez de confesseurs pour entendre dûment les confessions individuelles dans un temps raisonnable...C’est à l’évêque diocésain de juger si les conditions requises pour l’absolution générale existent" (Catéchisme de l’Église catholique, 1483).

"Pour qu’un fidèle bénéficie validement d’une absolution sacramentelle donnée à plusieurs ensemble, il est requis non seulement qu’il y soit bien disposé, mais qu’il ait en même temps le propos de confesser individuellement, en temps voulu, les péchés graves qu’il ne peut pas confesser ainsi actuellement" (Can. 962, 1).

Selon le concile de Trente, il peut y avoir un laps de temps entre l’aveu et l’absolution, mais les deux sont liés de droit divin quand il y a péché grave. La confession intégrale est donc de droit divin.

Lors de la présentation du livre "Le sacrement de la pénitence", le 14 janvier 1997, le Pape a déclaré qu’aujourd’hui plus qu’hier existe le "besoin de confesseurs" convaincus d’agir au nom de la personne du Christ lorsqu’ils administrent ce sacrement. "Une préoccupation pastorale", a-t-il poursuivi, "transparaît... dans la tendance de l’absolution collective qui annule le droit de chacun nà un entretien personnel avec Dieu et son ministre".

"L’excellence de ce ministère se place au-dessus de toute autre mission sacerdotale, la célébration eucharistique mise à part" (Jean-Paul II).


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