LE SACREMENT DE L'EUCHARISTIE

Que fait-on de la Présence Réelle?

Notre prêtre dit: "Quand on entre dans une église, c’est la table qui as le plus d’importance, qu’il faut saluer".

On parle dans nos églises comme si elles étaient des salles de récréation. Pourtant, Jésus est bien là dans le Tabernacle. Où est le respect qui lui est dû?

Vatican II a rappelé l’importance de la grande prière eucharistique, de la messe. D’où l’importance de l’autel consacré ou bénit, de la table de l’Eucharistie, situé bien en vue dans nos églises. Cet autel ne peut servir qu’au culte divin (Can. 1239). C’est là que nous célébrons la mort et la résurrection du Christ, son amour pour nous. C’est pourquoi l’autel, la table dont vous parlez, symbole du Christ lui-même victime et aliment, est le centre de l’église (Catéchisme de l’Église catholique, 1182, 1383).

À la suite de cette célébration, les hosties consacrées, la Sainte Réserve, est conservée dans le tabernacle pour que les malades puissent communier, et, selon la Tradition de l’Église, pour que les fidèles puissent adorer le Seigneur. Beaucoup de saints et de saintes, et une multitude de fidèles, ont trouvé et trouvent dans cette adoration du Dieu de l’Eucharistie réconfort et sanctification. Il ne faut pas négliger cette réalité, sous peine d’appauvrir nos vies.

Comme l’église n’est pas une boîte de bonbons qui ne se connaissent pas, en divers endroits le prêtre encourage les salutations fraternelles de ceux et celles qui se retrouvent pour célébrer le Seigneur. Tant mieux si ces salutations se font à l’entrée de l’Église, dans le vestibule.

Car il ne faut pas négliger la Présence Réelle, l’adoration pleine d’amour de ce Dieu qui demeure avec nous sous les espèces sacramentelles. L’église n’est pas une salle ordinaire. Quelqu’un l’habite, ce Quelqu’un est Dieu, un Dieu que nous aimons retrouver, surtout le jour qui lui est consacré, le dimanche. Il est normal qu’on ne le néglige pas, lui non plus, mais qu’on l’adore, qu’on le prie dans le recueillement, qu’on lui dise notre amour. Le silence favorise l’oraison. L’Église demeure toujours un lieu saint, un lieu habité par Dieu, un lieu de contemplation et de prière.

Le Code de Droit canonique contient plusieurs canons se référant à la Réserve et à la vénération de la très sainte Eucharistie (Canons 934-944). Ainsi est-il écrit: "Dans les lieux sacrés où la très sainte Eucharistie est conservée, il faut qu’il y ait toujours quelqu’un qui en prenne soin et, dans la mesure du possible, un prêtre y célébrera la Messe au moins deux fois par mois" (Can. 934, 2).

Le respect de la Sainte Réserve s’étend au-delà des églises ou chapelles. Aussi est-il bon de nous rappeler cette décision de l’Église: "Personne n’est autorisé à conserver la très sainte Eucharistie chez soi ou à l’emporter avec lui en voyage, à moins qu’un besoin pastoral ne l’exige et à condition que toutes les dispositions de l’évêque diocésain soient observées" (Can. 935).

De telles lois favorisent partout et en tout lieu le respect du Saint-Sacrement.


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