LE SACREMENT DE L'EUCHARISTIE

Le dimanche perd sa saveur dans ma pratique religieuse

Je n’ai plus la conviction que la messe dominicale soit un impératif de l’Église catholique romaine, et je trouve que j’ai bien changé et que je suis dans le désarroi.

Il faudrait alors refaire vos convictions sur l’importance du dimanche, le Jour du Seigneur, et la richesse inouïe de l’Eucharistie. Les premiers chrétiens risquaient leur vie pour participer à la messe, à la Fraction du Pain comme ils disaient, même dans les catacombes.

N’est-il pas normal de rendre hommage à notre Créateur? Déjà, dans l’Ancien Testament, le peuple choisi respectait le sabbat: "Observe le jour du sabbat pour le sanctifier, comme te l’a commandé Yahvé, ton Dieu" (Dt 5, 12). Les Apôtres, pour mieux célébrer le Seigneur ressuscité, ont transféré le sabbat au dimanche. Le dimanche est le jour de la résurrection du Seigneur.

Le dimanche, nous délaissons le travail laborieux, en autant que nous le pouvons, pour nous consacrer à la prière et au repos. Pour mieux sanctifier ce jour, nous célébrons l’Eucharistie en Église; nous écoutons la Parole de Dieu, nous nous nourrissons du Pain de vie.

Pour avoir négligé le dimanche sans motif, ainsi que la messe dominicale, beaucoup ont "bien changé", beaucoup sont dans le désarroi. La vie avance, les valeurs spirituelles sont facilement oubliées, sinon dédaignées.

Pour sanctifier le dimanche, profitons de la prière chrétienne par excellence, celle qui nous vient du Seigneur, celle qui se vit avec lui et tous nos frères et soeurs. C’est la sainte messe, le sacrifice divin, le banquet de vie. Dieu nous appelle à lui, pour entendre sa Parole et nous rassasier de son Corps et son Sang. Ne restons pas sourds à l’invitation.

Les participants à l’Eucharistie retournent ensuite dans leur milieu pour y vivre de charité. La liturgie ne peut se dissocier de la vie.

Nous ne pouvons nous éloigner de l’Eucharistie et de la communauté des croyants et demeurer des chrétiens vivants. Nous ne pouvons nous nourrir de l’Eucharistie seulement aux jours de fête; tout comme il ne suffit pas de manger à l’occasion de festivités.

La participation à la messe est un geste de foi, même et surtout quand elle semble monotone.

Beaucoup souffrent de froid loin du Feu qu’est Jésus. Beaucoup meurent de faim loin de sa Table. "Qui mange ce pain vivra à jamais" (Jn 6, 58). Il est toujours temps de se réchauffer, de se nourrir, et de sortir du désarroi...


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