L'ÉGLISE

L’Apocalypse ne condamne-t-elle pas l’Église?

Sur quel passage de l’Apocalypse les pentecôtistes se basent-ils pour prétendre que les catholiques doivent sortir de l’Église catholique?

Probablement sur les premiers versets du chapitre 18.

L’Apocalypse, le dernier livre de la Bible, communique un message d’espérance. Saint Jean l’a écrit pour réconforter les chrétiens persécutés par l’empire romain. Il leur dit d’espérer, que le Seigneur triomphera, qu’il reviendra à la fin des temps. Le livre se termine par cette prière ardente: "Amen, viens, Seigneur Jésus!" (Ap 22, 20).

Dans le passage dont il est question, au chapitre 18, Jean attribue l’origine des maux dont souffrent les chrétiens à la cité de Rome. Rome, la persécutrice et l’idolâtre, était cette Bête aux sept têtes, car elle était bâtie sur sept collines (Ap 17, 9).

Rome était dénommée la Babylone, car elle ressemblait à la Babylone ancienne et païenne. Le roi de cette Babylone ancienne, capitale de la Mésopotamie puis de l’Asie, s’empara de Jérusalem en l’an 587 avant Jésus Christ et réduisit ses habitants en esclavage. Rome agissait avec la même cruauté envers les chrétiens.

Il est facile pour certaines sectes d’interpréter ce texte de l’Apocalypse de façon fantaisiste et arbitraire pour affirmer que l’Église catholique est la Babylone dont parle la Bible. Rien n’autorise une telle version des textes. C’est trahir l’histoire. C’est fausser la Parole de Dieu, l’Écriture Sainte, la Bible, pour mieux attaquer cette Église que le Seigneur Jésus a instaurée."Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle" (Mt 16, 18).


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