DIEU CONDAMNE-T-IL CELUI QUI LE RENIE DANS LA TORTURE?
Jésus dit dans l'évangile: «Celui qui m'aura renié devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux» (Mt 10, 33). Des millions de personnes ont pris cette parole au sérieux, elles ont souffert la prison et la torture pour ne pas renier le Christ.
Ma question est celle-ci: «Est-ce que Dieu peut condamner au malheur éternel un être humain qui l'aurait servi et aimé de son mieux, simplement parce qu'à bout de souffrances et de tortures, il renoncerait à lui publiquement, même si, dans son coeur, ce n'est pas ce qu'il désire?»
Qui nous dit que nous ne serons jamais dans une telle
situation?
***
Rien ne laisse prévoir de tels malheurs. Le danger est plus grand de céder au respect humain et à la vie facile et, ainsi, de renier en pratique le Seigneur Dieu.
Au moment de la souffrance et de la mort, quand surgissent les persécutions, le Seigneur soutient ses fidèles. Notre foi nous le rappelle: «Lorsqu'on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, car le Saint-Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire» (Lc 12, 11-12).
Nous en avons comme preuve cette phalange de martyrs de tous les siècles, hommes et femmes, même de jeunes enfants.
Si, cependant, la torture fait perdre la lucidité de la raison ou détruit la volonté, il n'y a pas de reniement volontaire de Dieu. Ce peut être le cas, surtout lorsque la torture mentale s'ajoute à la torture physique, parfois avec des drogues hallucinogènes qui provoquent des désordres psychiatriques.
Encore une fois, prévaut ce danger plus subtil, celui de renier Jésus Christ pour plaire au monde païen, pour se conformer à une société qui se moque de la religion.
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CD181196